RNDDH - Haiti - Édition en mode texte
Cette page vise à améliorer le confort de lecture des internautes qui ne disposent que d'un terminal en mode texte (VT, tablette braille, synthétiseur vocal...) ou d'une connexion à très bas débit. Vous trouverez en permanence sur http://www.rnddh.org/oo/ le texte intégral des trois derniers articles publiés, ainsi que les cinq dernières brèves. Les liens figurant au bas de cette page renvoient vers des pages du site principal, utilisant une maquette graphique et non pas uniquement texte.
Sommaire de la page :
Articles
- Incident au Service de l'Immigration et de l'Emigration : Le RNDDH déplore le détournement des faits par la Justice et juge scandaleuse la condamnation de la victime.
- La Cour de Cassation de la République n'est pas prête pour la lutte contre la corruption au sein du système judiciaire
- RNDDH presents an analysis of the situation in the country six (6) months after the earthquake of January 12, 2010
Brèves
- Prise de Position du RNDDH sur les revendications des étudiants de la capitale
- Statement by RNDDH Executive Director Pierre Esperance on the Candidates Rejected by the Provisional Electoral Council
- Pozisyon RNDDH sou Nouvo Premye Minis Deziye a, Michèle D. Pierre-Louis
- RNDDH Statement on Newly Designated Prime Minister Michèle Pierre-Louis
- Position du RNDDH par rapport aux mouvements de protestation contre la cherté de la vie
Articles récents
Communiqué de Presse, 31 août 2010
Incident au Service de l'Immigration et de l'Emigration : Le RNDDH déplore le détournement des faits par la Justice et juge scandaleuse la condamnation de la victime.
Posté le Wednesday September 1st, 2010 par Monitoring - RNDDH
Le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) note que le jeudi 26 août 2010, un incident s'est produit au Service de l'Immigration et de l'Emigration entre le policier Jules WANCEAU affecté à l'Unité de Sécurité de ce bâtiment et le nommé Eddy PIERRE alias Eddy PRIVERT, agent de sécurité rapproché du Commissaire du Gouvernement près le Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince, Me Harycidas AUGUSTE, dont la présence sur les lieux était motivée par des activités personnelles visant à obtenir trois (3) livrets de passeport pour ses proches.
Le Commissaire du Gouvernement et les policiers affectés à sa sécurité ont été introduits au bureau du Directeur Général de l'Immigration. Cependant, le nommé Eddy PIERRE a été interdit d'accès par le policier en poste, Jules WANCEAU, en exécution à un ordre selon lequel les personnes armées ne sont pas autorisées à pénétrer le bureau du Directeur avec leurs armes.
Une dispute s'en est suivie au cours de laquelle, le policier Jules WANCEAU a lancé des propos malencontreux à l'encontre du Commissaire du Gouvernement. Informé de l'incident par Eddy PIERRE, le Commissaire de Gouvernement a fait procéder à l'arrestation du policier en poste pour outrage à la Magistrature.
Arrêté, menotté sur les lieux de son affectation par ses pairs et conduit de force au Parquet de Port-au-Prince, le policier est amené le même jour par devant le Magistrat Jean Perez PAUL, au tribunal correctionnel. Un procès célère et expéditif a été organisé et dont le dispositif est ainsi libellé :
Par ces Motifs, le Tribunal ouï le Ministère public, les moyens proposés par l'avocat de la défense ; dit et déclare constants les faits d'outrage reprochés au prévenu Jules WANCEAU, le condamne à trois (3) mois d'emprisonnement, à la destitution de sa fonction de policier ; dit également qu'il est interdit de droit de vote et d' élection pendant une période de six (6) mois, du droit de porter les armes, expert ou employé comme témoin dans un acte, de témoigner en justice sinon que de faire une simple déclaration.
Le RNDDH tient à souligner que:
1.L'outrage est un fait de nature à porter atteinte à la dignité de la fonction de la personne protégée. Il n'est réprimé que lorsqu'il est fait en présence de la personne protégée et lorsque cette personne est dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions. Or, le Commissaire Harycidas AUGUSTE n'était pas dans l'exercice de ses fonctions à l'Immigration. De plus, les propos n'ayant pas été adressés directement au dépositaire de l'autorité protégée mais lui ayant été rapportés, l'élément intentionnel de l'infraction n'existe pas.
2. Le raisonnement du juge de la cause selon laquelle le Commissaire était dans l'exercice de ses fonctions parce qu'il est un officier du Parquet et n'est pas révoqué, est erroné et contraire aux définitions données par la Cour de Cassation, du terme « dans l'exercice de ses fonctions » . En effet, la Cour de Cassation a déjà jugé : « Il est de principe que les outrages qui peuvent être dirigés contre les fonctionnaires et officiers ministériels lorsqu'ils remplissent un mandat particulier comme citoyens, ne peuvent être considérés comme ayant été faits dans l'exercice de leurs fonctions. » (Voir arrêt du 17 février 1840 de la Cour de Cassation et Code Pénal de Jean VANDAL, p. 211).
La Cour de Cassation indique aussi ce que le Commissaire du Gouvernement aurait dû faire :
« Lorsqu'il est établi qu'un citoyen n'a pas outragé le Procureur impérial dans l'exercice de ses fonctions, qu'il ne l'a même pas outragé directement et personnellement à l'occasion de cet exercice, qu'il serait prévenu seulement d'avoir tenu des propos qui, s'il était prouvé qu'ils eussent eu lieu véritablement et en public, constitueraient le délit d'ouvrage commis envers un Magistrat à l'occasion de l'exercice de ses fonctions, dans ces circonstances, rien n'autorise le substitut du Procureur impérial à procéder lui-même en cette qualité, contre l'auteur de ces outrages. Il ne pouvait et ne devait que permettre la voie régulière de la plainte et de la citation. » (Voir Code Pénal, Jean VANDAL, p. 209, note #4).
3. En outre, en voulant investir le bureau du Directeur Général avec en sa possession, une arme à feu, Eddy PIERRE alias Eddy PRIVERT a provoqué le policier Jules WANCEAU sur son poste de travail.
Sur la base de ces considérations, le RNDDH estime que c'est la victime qui a été condamnée dans l'affaire AUGUSTE - WANCEAU et juge scandaleux ce procès expéditif, résultat des pratiques arbitraires, du clientélisme, de l'excès de zèle et des actes d'abus d'autorité qui caractérisent le système judiciaire haïtien. Si les Magistrats manifestaient toujours cette promptitude dans le traitement des dossiers des personnes incarcérées, le problème récurrent de la détention préventive prolongée aurait déjà été éradiqué.
Le RNDDH invite donc les autorités judiciaires à se ressaisir et à utiliser la Loi comme boussole, dans le cadre de leur travail.
COMMUNIQUE DE PRESSE, 12 août 2010
La Cour de Cassation de la République n'est pas prête pour la lutte contre la corruption au sein du système judiciaire
Posté le Thursday August 12th, 2010 par Monitoring - RNDDH
Le mercredi 28 juillet 2010, la Cour de Cassation de la République a rendu deux (2) arrêts relatifs aux dossiers des juges Jean-Claude DOUYON du Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince et Ramon GUILLAUME du Tribunal de Première Instance de Saint-Marc, tous deux mis en disponibilité et poursuivis par le Ministère de la Justice pour faits de corruption et fautes administratives graves commises dans l'exercice de leur fonction .
Le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) note que la Cour, respectant les prérogatives conférées par la Loi au Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ) seul habilité à connaître des fautes administratives graves reprochées à un Magistrat, s'est gardée de statuer sur cet aspect de la plainte.
Cependant, le RNDDH déplore le fait que la Cour de Cassation, une fois de plus, a fait preuve d'une grande légèreté dans la poursuite d'un Magistrat en faute. En effet, la Cour a décidé de renvoyer les deux (2) Magistrats hors des liens de toute prévention sous prétexte qu'elle « n'a pu vérifier » les accusations portées contre eux, faute de témoins. Or la Cour n'a fait aucun effort pour entendre les témoins disponibles et n'a pas jugé utile d'approfondir des faits évidents, reprochés à ces deux (2) Magistrats. A titre d'exemple, le RNDDH rappelle les points suivants :
1.- Dans le cadre du dossier de Me Jean Claude Douyon
Le juge Jean-Claude DOUYON avait rendu, en sa qualité de juge des référés, une ordonnance en déguerpissement avec exécution provisoire pour une quantité de trois cent soixante (360) carreaux de terre, dépendant de l'habitation Vivy Michel , en faveur de prétendus héritiers de Jean Serpent METELLUS représentés par leur mandataire Solange METELLUS. Cette ordonnance a été rendue en dehors des règles minimales de droit car le juge des référés est radicalement incompétent pour statuer sur une question de droit de propriété. De plus, l'affaire n'était ni enrôlée, ni distribuée et la constitution d'avocat portée dans la décision était fausse, Me Ernest ISAAC ayant déclaré n'être pas au courant de l'affaire.
Parallèlement, le Parquet de Port-au-Prince avait reçu le témoignage de la dame Solange METELLUS qui a affirmé avoir versé cent mille (100.000) gourdes au juge DOUYON pour obtenir cette ordonnance. La Cour considère que ce témoignage n'est pas crédible en raison des conditions de pression dans lesquelles il a été obtenu au Parquet, mais n'a pas cherché à entendre elle-même ladite dame.
Pourquoi la Cour ne s'est-elle adressée ni à Me Ernest ISAAC, ni aux parties concernées par l'affaire pour trouver les éléments nécessaires à sa décision ? Pourquoi n'a-t-elle pas essayé de trouver les informations, disponibles au demeurant, au niveau du greffe du Tribunal Civil de Port-au-Prince ?
2.- Dans le cadre du dossier de Me Ramon GUILLAUME
Dans le cas du juge Ramon GUILLAUME, la Cour s'est contentée de déclarer que les décisions rendues par un juge peuvent être attaquées par devant les juridictions supérieures. Cependant, elle n'a pas tenu à vérifier les conditions dans lesquelles certaines décisions scandaleuses ont été rendues par ce juge dénommé « juge de l'habeas complice » alors que les témoins ne manquent pas.
Le RNDDH estime que le fait par la Cour de Cassation de ne pas statuer sur les fautes administratives graves reprochées aux Magistrats constitue le seul point positif car, en dépit de ces arrêts, les Magistrats concernés ne pourront réintégrer le système judiciaire avant la décision du CSPJ auquel il appartiendra de se pencher à nouveau sur ces dossiers.
Le RNDDH tient à préciser que ces arrêts de copinage de la Cour de Cassation n'ont rien de surprenant puisque celle-ci a toujours fait preuve de complaisance quand il s'agit de sanctionner un Magistrat en faute. A titre d'exemple, le RNDDH rappelle que dans la nuit du 24 février 2006, le Juge de Paix Titulaire de Delmas, Me Michelle BELIZAIRE a tué à Pétion-Ville son compagnon, Sergo JEAN PHILIPPE un agent II de la Direction de l'Administration Pénitentiaire (DAP) affecté alors à la Prison Civile de Port-au-Prince. Arrêtée en flagrant délit puis libérée en raison de son statut de Magistrat en service, Me BELIZAIRE est mise en disponibilité et le dossier, transféré à la Cour de Cassation par le Ministère de la Justice. A date, la Cour n'a toujours pas rendu son arrêt et Me Michelle BELIZAIRE continue de bénéficier de l'impunité.
Le RNDDH croit que les arrêts rendus par la Cour de Cassation dans le cadre des dossiers des Magistrats Jean Claude Douyon et Ramon Guillaume démontrent de manière significative que la mise en place du CSPJ est une nécessité absolue car, la Cour de Cassation n'est pas prête pour la lutte contre la corruption au sein du système judiciaire.
Press Release, July 12, 2010
RNDDH presents an analysis of the situation in the country six (6) months after the earthquake of January 12, 2010
Posté le Sunday July 18th, 2010 par Monitoring - RNDDH
On January 12th, 2010, Haiti experienced an unprecedented disaster whose human and material losses are incalculable. The official death toll reported two hundred twenty two thousand five hundred and seventeen (222, 517) deaths and two hundred fifty thousand (250,000) injured. Nearly two hundred fifty thousand (250,000) buildings were destroyed or damaged.
International solidarity has not been slow to materialize given the extent of da[[mage. Indeed, a massive amount of humanitarian aid was made available for victims and survivors of the earthquake.
Conferences for the reconstruction of Haiti were held here and there, and recycled again and again promises from all sides. Meanwhile, the Haitian government has announced significant measures. What about the situation of the country six (6) months later? What are the results of interventions?
Six months later, the country's situation remains worrying. Unemployment has been exacerbated by the disappearance of several companies that previously provided jobs, and the capitalization of formal and informal merchants. The population is still living in makeshift camps in the aftermath of the earthquake. Many forced evictions have been recorded particularly in camps located on private land, which resulted in an increase in the number of IDPs in public squares and streets of the capital.
The international community through the United Nations Organization (UNO), has invested at different levels: relief, medical care, food aid and non-food assistance, temporary shelters, etc.. During the first few months, the support of the international community on the ground was visible. Today, however, the queue distribution, field hospitals and mobile clinics have disappeared while paradoxically, the situation of victims has not changed.
State authorities have, meanwhile, announced a package of measures to address the problems caused by the earthquake. These measures include the removal and burial of corpses that littered the streets, the assessment of buildings, cleaning streets and collecting rubbish, the reopening of classes, the relocation of victims who have fled areas at risk, the clearing of watersheds and structures in preparation for the rainy season and the revival of national production with great attention to agriculture.
In a total indignity, the bodies were collected by the National Center Equipment (CNE) to be thrown into mass graves. The government banned all construction and repair of damaged houses until the publication of an appropriate building assessment and reconstruction plan for areas of the country. Since March 2010, the assessment process for houses in the metropolitan area has begun. However, these operations are going slowly and, despite the building ban, many people engage in rebuilding or repairing their houses. In addition, some homes valued and aggregated by the experts in the category of houses to be demolished are being repaired and inhabited. The streets are choked with piles of rubble causing traffic jams.
The reopening of classes was given at great sacrifice. Amid crisis, many students could not head back to school since the State had unilaterally decided to help institutions to the detriment of congregational religious schools. In addition, several families having been ruined by the earthquake, had to choose to keep their children at home, as they were not able to cope with the exorbitant demands of school principals.
Eight (8) properties totaling one hundred fifty (150) acres of land have been requisitioned by the Haitian State to relocate the victims. To date, five thousand (5,000) persons representing approximately 3.8% of IDPs have been relocated to the site of Coral Cesselesse . The work of sanitation in these areas is lacking. There are only a few international agencies trying to develop projects in this direction, under the label Cash for Work .
The rainy season is in full swing, and the relocated people are left to themselves. Their situation has not changed compared to previous conditions. Indeed, relocated victims abandon tents, and tarps, to live under new tents located in isolated areas where access to basic services is difficult or impossible. These sites, not electrified, without walls, located on barren lands, are located in areas devoid of economic activities.
Today, the number of people suffering from physical disabilities is estimated at eight hundred and six thousand (806,000). But no plan has been established by the Haitian authorities that takes into account the specific circumstances of these people. These victims are left in the hands of institutions working for the rights of persons with disabilities. Meanwhile, at least four hundred fifty thousand (450,000) children are in the camps, among them, orphans and mothers who are exposed to all sorts of abuses.
From the foregoing, RNDDH notes that both national and international actors have failed to implement promises made to the Haitian people, and as of six (6) months later, little has changed. This causes a stinging defeat, whose profound ramifications are found in the constant bad governance and non-participation of victims in developing programs of humanitarian assistance and in the reconstruction of the country. Indeed, the Executive was unable to present a reconstruction program that reflects the aspirations of the Haitian people. It has invested in short term projects, deflecting the victims who gathered in tents and relocate them in other tents. Instead of thinking about the future of the country, the executive looks at trivialities such as the extension of a few months in office of President Rene Preval, the creation of a joint commission composed of foreigners and Haitians, vested with unlimited powers and responsibility to implement the national reconstruction program developed by the International community and the executive.
Moreover, the victims to whom they were developed for humanitarian programs have not at any time, been consulted on their priorities. International agencies have imposed their choice of food and nonfood aid. Consequently, the victims have all shown a continuing dissatisfaction vis-à-vis the humanitarian aid distributed in indignity.
Moreover, for more than two (2) months, the challenges are multiplying across the country demanding the resignation of the President of the Republic and the departure of the Provisional Electoral Council (CEP), a discredited institution with demonstrated total dependence vis-à-vis the Executive. However, the Executive seems to want to push forward with the elections despite the fact that the major political parties approved by the PRC claim to be losing faith in this board and have also demanded its' departure.
RNDDH believes there is still time for those in power, to recover by taking steps to rebuild the country on a new basis of political, economic and social policies and set the limits of intervention of the international community. In this sense, RNDDH directs the authorities concerned to:
• develop a reconstruction plan which focuses on human rights;
• Invest in a national reconstruction based on a decentralization of the country;
• Ensuring the safety of persons and property with special attention to those most vulnerable;
• Provide hard plastic shelter to victims instead of tents, tarpaulins and blankets;
• Create the conditions necessary for conducting free and democratic elections;
• Ensure respect for economic, social and cultural rights of all citizens.
Dernières brèves
Prise de Position du RNDDH sur les revendications des étudiants de la capitale
Posté le Tuesday June 9th, 2009
Le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) constate que depuis quelques jours, le mouvement revendicatif des étudiants des Universités d'Etat, suivis de ceux des universités privées, de certains écoliers et d'autres jeunes de la capitale prend, au fil des jours, plus d'ampleur.
Les revendications de ces étudiants s'articulent autour de deux points :
D'un côté, les étudiants réclament du gouvernement actuel la promulgation de la proposition de loi, fixant le salaire minimum des ouvriers haïtiens à deux (200) cents gourdes. D'un autre, ils exigent du Rectorat, des réformes en profondeur dans les onze (11) entités d'Etat, particulièrement dans celle de la faculté de Médecine et de Pharmacie.
Cependant, malgré la justesse de leurs revendications, le RNDDH condamne les actes de violence perpétrés au cours de ces manifestations où, plusieurs vitres de véhicules ont été brisées et des voitures incendiées. Par ailleurs le RNDDH fustige le comportement répressif des policiers de la PNH et de la MINUSTAH. Cette attitude qui témoigne d'un manque de professionnalisme des forces de l'ordre ne fait qu'empirer une situation déjà précaire. Le RNDDH désapprouve l'usage abusif de gaz lacrymogène que ces derniers utilisent à l'encontre des étudiants et, par ricochet des résidants de l'Avenue Christophe.
Le RNDDH réprouve l'intervention barbare des forces de l'ordre dans l'enceinte de l'Hôpital de l'Université d'Etat d'Haïti (HUEH) à l'encontre des étudiants, au moment où, ces derniers se faisaient soigner par le personnel médical. Même en période de guerre, l'Hôpital qui est un lieu paisible, destiné à soigner les Malades, quels qu'ils soient, doit être respecté. Ces types d'interventions sont donc inacceptables.
Le RNDDH constate que la Police a procédé à l'arrestation de vingt-quatre (24) jeunes au sein de ces manifestants et rappelle que le droit de revendiquer, de manifester est un droit fondamental, inaliénable à tous.
Le RNDDH considère que le comportement laxiste du gouvernement est à la base de ce mouvement. En effet, il est incompréhensible que l'Exécutif cherche à entamer des discussions avec le Parlement seulement aujourd'hui, sur un projet de loi qui a été mis au vote depuis trois (3) ans.
Le RNDDH se demande aussi pourquoi les responsables des décanats des différentes facultés n'ont pas cherché à rencontrer les étudiants pour discuter des réformes qu'ils réclament au niveau des Universités de l'Etat arguant que les fonds pour effectuer ces réformes ne sont pas disponibles, alors que la corruption au sein des institutions de l'Etat fait rage et que plus de 197 millions de dollars américains ont été dépensés de façon fantaisiste sous le fallacieux prétexte que l'état d'urgence a été décrété.
Le RNDDH comprend la colère et la frustration de ces étudiants. Cependant, il croit que leurs revendications doivent se faire pacifiquement. De plus, il demande aux autorités policière et judiciaire la libération sans condition, de tous les jeunes arrêtés dans le cadre de ces manifestations.
Le RNDDH exhorte le Président René PREVAL et le Chef du Gouvernement, Madame Michèle D. PIERRE-LOUIS, à faire la publication, dans le journal officiel Le Moniteur, dans un délai raisonnable, de la Loi sur le salaire minimum. Le Président Préval et Madame Pierre Louis doivent aussi fixer leur position sur la question des réformes des Universités d'Etat réclamées par les étudiants. Ces discussions devront se faire avec le Rectorat de l'Université, les décanats des 11 entités et les associations des étudiants, ce, pour aboutir à un consensus entre les différentes parties.
Enfin, le RNDDH rappelle au gouvernement en place que toute politique de « Laissez-Grennen » ne peut conduire qu'à la débâcle !
Statement by RNDDH Executive Director Pierre Esperance on the Candidates Rejected by the Provisional Electoral Council
Posté le Wednesday February 11th, 2009
Statement by RNDDH Executive Director Pierre Esperance, February 6, 2009
RNDDH is not completely satisfied with the list of candidates rejected by the Provisional Electoral Council (CEP). We believe that the CEP ought to always strictly follow Haitian electoral law in carrying out its duties. In our estimation, the CEP has not respected Article 94 of the electoral law, which emphasizes the requirement of ethical integrity on the part of all candidates.
According to Article 94, someone who is being pursued by the police or the courts system must be rejected as a candidate. The following two candidates were deemed eligible by the CEP for the upcoming elections:
Moise Jean Charles, candidate for the Lespwa platform, was the leader of a group of Lavalas partisans in Cap-Haitian on April 6, 2003 when it opened fire on a crowd that was protesting the government. One Donald Julmiste was killed, and Evens Lucien was injured. Heidi Fortune, a public prosecutor at the court of first instance was hit in the head with a rock. Moise Jean Charles is also implicated in the murder of Guitz Adrien Salvant on February 15, 2004, as well as other acts of violence carried out in the North department.
Lieutenant Emmanuel Mc Grégoire Chevry, candidate for the Central Plateau with the Fusion party, was discharged from the Haitian Army in April 1989 under the presidency of Prosper Avril for his presumed involvement in drug trafficking.
The decision of the CEP to reject all Lavalas candidates for the election is unacceptable. Electoral law does not give the CEP the right to do this. This decision will have a major impact on the credibility of the electoral process.
The technicality cited by the CEP in order to reject the Lavalas candidates is unacceptable, and clearly was not a problem in 2006 when Lavalas candidates were allowed to run. It's true that the current CEP is made up of different people, but we know they have been in contact with the Lavalas party leaders, which would not be the case if there had always been doubts about the legitimacy of the party. This decision is perceived to have political motives.
We demand that the CEP reconsider this decision and allow those Lavalas candidates who respect Article 94 to be allowed to run, and to reject those aforementioned candidates who are currently in conflict with the law.
Pozisyon RNDDH sou Nouvo Premye Minis Deziye a, Michèle D. Pierre-Louis
Posté le Monday July 28th, 2008
Deklarasyon Pierre Esperance, 10 jiyè 2008
RNDDH òganizasyon kap fè pwomosyon ak defans dwa moun, rekonèt tout moun libè pou yo chwazi oryantasyon seksyèl yo oubyen fom seksyalite yo vle daprès prinsip dwa moun sou kesyon sa a ki nan Prensipalman deklarasyon inivèsèl dwa moun ak pak ako entènasyonal sou dwa sivil ak politik yo.
RNDDH konstate genyen plizyè fòm seksyalite, men genyen yon ki dominan. Reyalite sa a pa bay okenn moun oubyen sektè dwa pou yo pa rekonèt lòt fòm seksyalite nan kondane yo paske yo pa bon oubyen yo pa moral.
RNDDH ap poze tèt li kesyon sou pale anpil ki chita sou zen kap fèt sou oryantasyon seksyèl pwemye minis deziye a, madam Michele Duvivier Pierre Louis, prezidan peyi chwazi pou vin n premye minis.
RNDDH ap mande pou ki sa pawol sa yo pat janm pale sou oryantasyon seksyèl anpil gwo reskonsab ki te nan leta kite gen gwo bri ki tap kouri sou yo.
Èske se paske se gason yo te ye ki lakoz pawol sa yo pat pale? RNDDH ap raple sosyete a, si nou vle konstwi yon demokrasi tout bon, fèk nou respekte tout dwa moun genyen. Tan kou :
Dwa sante, lojman, manje, pale, patisipe nan zafè peyi a, ak dwa oryantasyon seksyèl.
RNDDH kwè oryantasyon seksyèl yon moun pa genyen anyen poul wè ak konpetans, kapasite, moralite pou l okipe yon fonksyon nan leta. Se pito oryantasyon ak vizyon l, pou l fè respekte dwa moun ki enpòtan.
RNDDH ap sonje palmantè nou yo, yo pa la pou pase dwa moun anba pye ; men yo la pito pou yo mete kanpe bonjan estrikti pou pèmèt dwa moun respekte. Kidonk, palmantè nou yo pa genyen pou konsidere zen kap fèt sou oryantasyon seksyèl yon kandida pou primye minis, pou di li pa moral.
Konsa, RNDDH ap fè palmantè nou yo sonje, leta genyen obligasyon pou garanti dwa moun san patipri (obligasyon san diskriminasyon) sou baz : koulè, sèks, ras oswa orijin sosyal.
Pou lòt moun ki te premye minis, Minis ki te gen bri kap kouri sou do yo, sou oryantasyon seksyèl, yo pat janm genyen gwo pale anpil sa yo ki fèt sou sa.
Konsa, yo pa dwe poze kesyon sou zen kap bouyi sou oryantasyon seksyèl kandida paske l se yon fi. Keksyon lòt fòm seksyalite a ekziste deja toupatou nan peyi a. Bri kouri sou anpil moun ki se gason, pa janm gen deba ki fèt sou yo.
Kidonk, li parèt aklè se pa yon deba sou oryantasyon seksyèl, se pito yon deba ki genyen pou l wè ak diskriminasyon seksyèl.
RNDDH panse fòk sosyete fini ak mannyè ipokrit sa a, paske ipokrizi pap ede nou respekte dwa moun; okontrè lap ankouraje vyole yo.
RNDDH Statement on Newly Designated Prime Minister Michèle Pierre-Louis
Posté le Friday July 11th, 2008
Statement by Executive Director Pierre Esperance, July 10, 2008
RNDDH, an organization that promotes and defends human rights, recognizes the liberty each person has to choose their sexual orientation or the sexuality they desire according to the corresponding principles of human rights. These principles primarily include the Universal Declaration of Human Rights and the International Pact for Civil and Political Rights.
RNDDH notes that there are numerous forms of sexuality, but one that is dominant. This reality does not grant any person or sector the right to deny other forms of sexuality by condemning them, claiming they are not good or moral.
RNDDH questions the debate surrounding the sexual orientation of the designated Prime Minister.
RNDDH asks why this debate has never before occurred regarding the sexual orientation of the many other dignitaries who have held high positions within the State, though there was talk surrounding them.
Is it because the others were men that this question was not raised? RNDDH reminds Haitian society that if we want to build a proper democracy, we must respect all rights of others. For example:
The right to health, a home, food, speech, and participation in the country's affairs along with the right to sexual orientation.
RNDDH believes that the sexual orientation of a person has no relation to the competency, capacity, or morality a person needs to hold a position with the State. It is, rather, the politics and vision of a person that lead him/her to respect human rights that is important.
RNDDH reminds Parliament that they are not in their positions to violate human rights, but rather to guarantee human rights. Thus, Parliament has no reason to consider the talk surrounding the sexual orientation of a candidate for the position of Prime Minister, has no reason to claim that he/she is immoral.
Therefore, RNDDH reminds Parliament that the State has an obligation to guarantee human rights without regard (an obligation without discrimination) to: color, sex, race, religion, or social status.
Others who have served as Prime Minister, Ministers who have been surrounded by rumors regarding their sexual orientation, have never had to tolerate this.
As such, Parliament has never posed questions regarding the rumors surrounding the sexual orientation of a candidate because she is female.
Questions of other forms of sexuality have existed throughout the country. Rumors have spread regarding many men, but there has never been a debate carried out about such matters.
Therefore, it seems clear that this is not a debate regarding sexual orientation, but rather this is a debate whose roots are in sex discrimination.
RNDDH believes that the Haitian society must end with this hypocrisy because hypocrisy will not help us to respect human rights; on the contrary, it will only encourage the violation of human rights.
Position du RNDDH par rapport aux mouvements de protestation contre la cherté de la vie
Posté le Thursday April 10th, 2008
Déclaration de Pierre Espérance, 09/04/08
Le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) prend note d'une vague de protestations contre la cherté de la vie, qui déferle sur le pays depuis le début du mois d'avril 2008.
Les revendications du peuple haïtien consistent en la réduction des prix des produits de première nécessité et en l'accès au droit à l'alimentation, un droit fondamental que tout gouvernement a le devoir de garantir.
Toutefois, le RNDDH déplore le fait que ces mouvements de protestation, aussi légitimes soient-ils, soient émaillés d'actes de violences, de vols et de pillages. Ces actes sont inacceptables au sein d'une société démocratique.
Le RNDDH désapprouve les attaques perpétrées contre Télé Haïti, le journal Le Matin, Radio Vision 2000, etc. et contre certains journalistes, victimes dans l'exercice de leurs fonctions. Le RNDDH attire l'attention de tous notamment des manifestants et des forces de l'ordre, qu'ils ont intérêt à protéger la liberté d'expression, symbolisée par la Presse et les journalistes.
Le RNDDH condamne le manque de professionnalisme enregistré du côté des forces de l'ordre dans la protection des droits et des biens des citoyens. Les forces de l'ordre se sont rendues responsables de mauvais agissements contre la population civile, occasionnant ainsi plusieurs cas de décès et de blessés par balles, particulièrement dans la ville des Cayes et des cas de blessés à Port-au-Prince devant le Palais National. En présentant ses sympathies à toutes les victimes de ces événements et à leurs familles, le RNDDH souhaite ardemment que les responsables de ces actes de pillage, de vols, de viols, de meurtres, et d'utilisation abusive de la force, soient arrêtés et déférés par devant la justice afin de répondre de leurs actes, quelque soit leur accointance et leur degré de responsabilité dans la société.
Le RNDDH attire l'attention du pouvoir exécutif et du Parlement haïtien sur le fait que ces mouvements de protestation résultent de l'application de la politique néolibérale par ce gouvernement. Aujourd'hui, Il y a donc nécessité pour le pouvoir de revoir son orientation économique, de cesser de se faire dicter sa conduite par le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale, mais d'appliquer une politique économique sociale prenant en compte les revendications et les intérêts de la population : la prise de mesures efficaces en vue de baisser le coût de la vie, la création de travaux à haute intensité de main d'œuvre, le renforcement et le soutien de la production nationale, la cessation des gabegies dans l'administration étatique, le combat contre la corruption et l'impunité au sein de l'Etat sont autant de solutions pouvant éviter la répétition de tels mouvements.
Rechercher sur ce site :
Site réalisé avec le logiciel SPIP RNDDH - HAITI / version graphique Plan complet du site